Aller au contenu principal
Fermer

L'Iran refuse l'accès des inspecteurs nucléaires à ses sites bombardés
information fournie par AFP 23/06/2026 à 16:44

Des drapeaux iraniens et pakistanais le long de la route empruntée par le cortège du président iranien Massoud à son arrivée à Islamabad, le 23 juin 2026 au Pakistan ( AFP / Aamir QURESHI )

Des drapeaux iraniens et pakistanais le long de la route empruntée par le cortège du président iranien Massoud à son arrivée à Islamabad, le 23 juin 2026 au Pakistan ( AFP / Aamir QURESHI )

L'Iran a refusé mardi l'accès à ce stade d'inspecteurs de l'AIEA à ses sites clés bombardés alors que Donald Trump a assuré que Téhéran acceptait des inspections nucléaires "du plus haut niveau", nouveau possible point d'achoppement dans le règlement du conflit au Moyen-Orient malgré de premiers pourparlers.

Après la conclusion de négociations en Suisse, qui ont commencé à traduire concrètement un protocole d'accord signé la semaine dernière entre l'Iran et les Etats-Unis après plus de trois mois de guerre, l'heure est aux consultations diplomatiques, en dépit de nouveaux tirs israéliens qui ont fait deux morts au Liban.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, alliés des Etats-Unis qui se trouvent en première ligne.

Photo diffusée et prise par le bureau du Premier ministre pakistanais le 23 juin 2026, montrant le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif (ac), le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar (g) aux côtés du président iranien, Massoud Pezeshkian (d), à son arrivée à la base aérienne Nur Khan de Rawalpind, au Pakistan ( Pakistan Prime Minister's Office / - )

Photo diffusée et prise par le bureau du Premier ministre pakistanais le 23 juin 2026, montrant le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif (ac), le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar (g) aux côtés du président iranien, Massoud Pezeshkian (d), à son arrivée à la base aérienne Nur Khan de Rawalpind, au Pakistan ( Pakistan Prime Minister's Office / - )

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a de son côté entamé une visite d'Etat à Islamabad mardi, accompagné du chef de la diplomatie, tandis que l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, s'est rendue à Oman pour parler notamment de la gestion du stratégique détroit d'Ormuz.

Les pourparlers en Suisse, dont la première phase s'est achevée, ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président JD Vance, à la tête de l'équipe américaine.

L'Iran veut "administrer" Ormuz

Ces discussions, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables. Mais des divergences restent évidentes sur des sujets brûlants, comme Ormuz et le programme nucléaire iranien.

TPhoto diffusée par l'Agence de presse omanaise montrant le sultan d'Oman, Haitham bin Tarik (c), recevant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (g), et le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Mascate, le 23 juin 2026 ( Omani News Agency / - )

TPhoto diffusée par l'Agence de presse omanaise montrant le sultan d'Oman, Haitham bin Tarik (c), recevant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (g), et le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Mascate, le 23 juin 2026 ( Omani News Agency / - )

L'Iran a dit mardi ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites nucléaires clés, bombardés par Israël et les Etats-Unis, une position apparemment contredite par le président américain qui a affirmé que Téhéran avait "pleinement et totalement accepté" des inspections de ses installations atomiques "du plus haut niveau".

Le doute plane depuis sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux avec Washington. Téhéran a toujours nié chercher à se doter de la bombe atomique, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Concernant Ormuz, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que cette voie maritime resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés par l'agence Irna.

Des navires au large du terminal à conteneurs de Khor Fakkan, dans l'émirat de Sharjah, situé le long du golfe d'Oman, le 19 juin 2026 aux Emirats arabes unis ( AFP / - )

Des navires au large du terminal à conteneurs de Khor Fakkan, dans l'émirat de Sharjah, situé le long du golfe d'Oman, le 19 juin 2026 aux Emirats arabes unis ( AFP / - )

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

Dans un communiqué commun mardi, Oman et l'Iran ont dit mardi qu'ils allaient étudier les "coûts" des services liés à l'administration du détroit, en soulignant "leur souveraineté sur leurs eaux territoriales" dans ce passage.

Le protocole d'accord prévoit la réouverture de ce goulet, où le trafic maritime a atteint lundi un niveau record depuis le début du conflit selon les données de la plateforme spécialisée Kpler: au moins 37 navires de matières premières l'ont franchi lundi.

Tirs meurtriers au LIban

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars où il s'est stabilisé mardi, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Carte montrant la nouvelle route maritime pour entrer et sortir du Golfe via le détroit d'Ormuz, "sûre"  selon les autorités iraniennes, qui ont exigé vendredi 19 juin que tous les navires souhaitant franchir le détroit soumettent "48 heures à l'avance" une demande de transit ( AFP / Valentina BRESCHI )

Carte montrant la nouvelle route maritime pour entrer et sortir du Golfe via le détroit d'Ormuz, "sûre" selon les autorités iraniennes, qui ont exigé vendredi 19 juin que tous les navires souhaitant franchir le détroit soumettent "48 heures à l'avance" une demande de transit ( AFP / Valentina BRESCHI )

Pressé de mettre un terme à une guerre qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Quant à un éventuel déblocage d'avoirs iraniens, M. Vance a souligné que son pays s'assurerait que ces fonds "ne serviraient pas à financer le terrorisme", laissant entendre que leur dégel pourrait être assorti de conditions.

Mais mardi, l'ambassadeur iranien auprès de l'ONU à Genève a affirmé que son pays était "le seul" habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs.

Le vice-président américain JD Vance s'adresse aux journalistes avant de monter à bord de l'Air Force Two, alors qu'il quitte la Suisse après avoir rencontré des représentants iraniens, à la base aérienne d'Emmen, près de Lucerne, le 22 juin 2026 ( POOL / Nathan Howard )

Le vice-président américain JD Vance s'adresse aux journalistes avant de monter à bord de l'Air Force Two, alors qu'il quitte la Suisse après avoir rencontré des représentants iraniens, à la base aérienne d'Emmen, près de Lucerne, le 22 juin 2026 ( POOL / Nathan Howard )

Sur le front libanais, de premiers tirs israéliens depuis samedi dans le sud du pays ont fait deux morts mardi selon un média d'Etat, Israël disant avoir visé des "terroristes armés".

Le Hezbollah pro-iranien a dénoncé une "violation flagrante" du cessez-le-feu, à l'orée d'une cinquième session de négociations directes entre représentants du Liban et d'Israël prévue mardi à Washington.

Le Hezbollah rejette ce processus, défendu par le président libanais Joseph Aoun.

Selon le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts, une cellule dite de gestion des conflits doit être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le Hezbollah.

Le mouvement chiite pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre début mars. Et les frappes de représailles d'Israël, dont l'armée occupe toujours une partie du sud, ont fait plus de 4.100 morts selon les autorités libanaises.

21 commentaires

  • 16:44

    On ne négocie pas avec des terroristes tant qu'ils ne sont pas réduits et achevés. La parole ,les signatures représentent rien pour eux ;tout est mensonge. Ils sont au bord du gouffre et ISARAEL a raison de continuer .Si l'UE et l'UK avaient suivis TRUMP serait allé jusqu'au bout. Maintenant l'IRAN va continuer à faire ses bombes ,continuer le terrorisme et nous faire payer le passage d'ORMUZ. Et tout ça va être supporté par l'UE pas les USA.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Un thermomètre indique une température de 51,6°C au niveau du sol de la place du Capitole à Toulouse, le 23 juin 2026 ( AFP / Ed JONES )
    information fournie par AFP 23.06.2026 16:45 

    Après des records de température et la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1947, le Premier ministre Sébastien Lecornu a sonné mardi la mobilisation du système de santé alors que la canicule continue de s'étendre, mettant les infrastructures ... Lire la suite

  • Des touristes se protègent du soleil sous des parapluies à Paris le 23 juin 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )
    information fournie par AFP 23.06.2026 16:44 

    Voici les derniers développements concernant la vague de chaleur qui touche l'Europe : Fermeture anticipée de la tour Eiffel, du Louvre et du Mont-Saint-Michel La tour Eiffel va fermer ce mardi après-midi dès 14H00 GMT, au lieu de 22H45 GMT en temps normal, en ... Lire la suite

  • La Creuse, lieu de refuge et d'inspiration pour l'historien-résistant Marc Bloch
    information fournie par AFP Video 23.06.2026 16:37 

    Marc Bloch entre au Panthéon mais ses cendres restent dans le caveau familial au cimetière du Bourg-d'Hem, un village intimement lié à la vie comme à l'œuvre de l'historien et résistant juif exécuté par la Gestapo en juin 1944.

  • Rennes étouffe : "c'est l'enfer sur Terre"
    information fournie par AFP Video 23.06.2026 16:36 

    "C'est l'enfer sur Terre": la canicule frappe de plein fouet le quartier de Villejean, à l'Ouest de Rennes, composé de barres et de tours d'immeubles, jusqu'à une vingtaine d'étages.

Pages les plus populaires